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Dès son arrivée, la nouvelle municipalité de Rennes-le-Château a fait connaître sa volonté de rénover entièrement le musée Bérenger Saunière. Avec un objectif : offrir aux visiteurs un lieu digne du site et de l’histoire racontée. Outre une rénovation totale du bâtiment, c’est tout le contenu du Musée qui a été reconsidéré.
Terre de Rhedae a été investie de la tâche à la fois passionnante et délicate de cette partie là du travail. Au final, 30 panneaux viennent expliquer au visiteur l’histoire de Rennes dans ses grandes lignes : avant, pendant, et après l’abbé Saunière. Trois temps, répartis en trois salles, et structurés par les trois auteurs principaux de cette exposition permanente : Antoine Captier (président de TdR, et auteur), Christian Doumergue (vice-président de TdR, et auteur) et Mariano Thomatis.
Terre de Rhedae a en effet travaillé en étroite
collaboration avec le coordinateur du très actif
Gruppo di Studio
e Documentazione su Rennes-le-Château.
Outre sa contribution littéraire, Mariano Tomatis a accompli un travail
graphique particulièrement remarquable qui assure aux panneaux réalisés une
efficacité visuelle maximum.

Cette exposition est-elle exhaustive ? Assurément
non. L’affaire de Rennes connaît trop de ramifications pour être abordée
dans son entier en 30 panneaux. Mais 30 panneaux suffisent à en donner les
grandes lignes. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne s’adressent qu’aux
« profanes » ignorant tout de l’affaire Saunière. L’un des soucis des
auteurs, trop passionnés par l’ « affaire » pour rester à sa surface, a
aussi été de donner dans le détail et le précis, afin de satisfaire aussi
ceux qui viennent en connaissance du sujet.
Ce précis, ce pointu, ce sont quelques notes sur
des figures peu ou mal connues de l’affaire Saunière, comme Julie Fons,
aussi importante que Marie Dénarnaud dans la vie de l’abbé mais tombée dans
l’oubli. C’est encore ce panneau jetant quelque lumière sur un autre grand
méconnu de l’histoire de Rennes : Alfred Saunière, dont l’activisme
politique est ici souligné.

L’autre ligne directrice de cette réalisation a été,
conformément aux vœux de la municipalité, de ne pas dépasser le domaine du
factuel pour prendre la pente dangereuse de l’hypothèse. Tâche difficile là
encore, mais qui a porté ses fruits. Sans pour autant empêcher d’aborder les
différentes questions qui entourent l’affaire de Rennes. Le questionnement,
la succession d’hypothèses et de conjectures, s’inscrivent, aussi, dans
l’histoire du site. L’ « après Saunière » évoque cette histoire là de
Rennes : de la première allusion littéraire au trésor de l’abbé en 1936
avec L'Itinéraire en terre d'Aude de Jean Girou au
Da Vinci Code.
A côté des trente panneaux permanents, un espace du
Musée sera réservé à des expositions plus ou moins temporaires destinées à
présenter des hypothèses de recherches. Daniel Dugès, membre bien connu du
Bureau de TdR et auteur de plusieurs ouvrages, est le premier à s’atteler à
la tâche avec une présentation de son passionnant travail sur la symbolique de l’église
de Rennes (> voir son interview)…


> Exemple de panneaux installés (salle : Après Bérenger Saunière...)

| > Vue de la nouvelle salle consacrée au ministère de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château.... |
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