| > Le trésor de l'abbé Saunière... |
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> Après l'abbé Saunière...
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A la mort de l’abbé Saunière, Marie Dénarnaud hérite du vaste domaine qu’il a érigé. Trop attachée au souvenir du disparu, elle ne le quittera jamais. Durant l’été 1945, elle reçoit la visite d’un certain Noël Corbu et de sa famille, venus lui demander un peu d’eau après être montés à pieds à Rennes. Sympathisant avec eux, elle leur propose de revenir la voir. Ce qu’ils feront, tissant avec elle des liens qui conduisent Marie à instituer Noël Corbu son légataire universel. Selon les dires de Noël Corbu, Marie Dénarnaud lui aurait alors promis de lui révéler le secret de l’abbé Saunière, un secret qui le rendrait riche. « Ne vous faites pas de soucis pour vos ennuis d’argent, mon cher Monsieur Noël. Vous avez été bon avec moi et avant de mourir, je vous révélerai un secret qui fera de vous quelqu’un de riche... » Lorsque la vieille femme s’éteint dans la nuit du 30 janvier 1953, elle emporte toutefois son secret avec elle - si jamais secret il y eut. Noël Corbu entreprend alors de percer ce mystère et se plonge dans l’importante quantité de documents écrits que Marie et l’abbé Saunière ont laissés. Infructueuses, ses recherches ne lui évitent pas d’avoir à courir après une source de revenus plus substantielle. Se dessine dans son esprit le projet de transformer le domaine de l’abbé en un hôtel-restaurant, un projet dont tous les éléments se mettent en place dans les derniers mois de l’année 1953. Une fois l’ensemble ouvert, Noël Corbu raconte à ses clients l’histoire extraordinaire du trésor de l’abbé... |

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| Couronnement de Blanche de Castille... D'aprés les premières hypothèses émises, c'est son trésor qu'aurait retrouvé l'abbé Saunière. |
| < Mise au tombeau du Christ (chemin de croix de
l’église de Rennes-le-Château). Détail. Plusieurs chercheurs
affirment que le véritable secret de Rennes-le-Château est une remise
en question des fondements du christianisme... |
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Le livre Holy Blood Holy Grail traduit en français sous le titre : L’Énigme Sacrée. L’ouvrage déclencha à l’époque une véritable polémique. Sa trame devait plus tard inspirer un autre succès littéraire : Da Vinci Code, de l’auteur américain Dan Brown... |
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L’idée que la Menorah repose dans la région de Rennes-le-Château inscrivait déjà le trésor de l’abbé Saunière dans une dimension religieuse et sacrée. Dans les années 1980, émerge toutefois une nouvelle hypothèse qui allait définitivement installer l’énigme dans cette dimension. En 1982 est, en effet, publié à Londres un nouveau livre sur l’affaire de Rennes : Holy Blood Holy Grail (traduit en français sous le titre : L'Enigme Sacrée) qui défend l’idée que l’abbé Saunière aurait découvert un document prouvant que Jésus avait été marié à Marie-Madeleine et avait eu des enfants avec elle. C’est le monnayage de ce secret qui aurait donné à l’abbé Saunière sa fortune. Par la suite, cette piste religieuse a été amenée à être développée. Plusieurs chercheurs et auteurs travaillent aujourd’hui sur une hypothèse plus surprenante encore : l’idée que le corps de Jésus aurait été ramené en France par Marie-Madeleine et serait enterré à proximité de Rennes-le-Château... Seule une découverte permettra peut-être un jour de trancher entre ces différentes solutions à ce qu'il est convenu d'appeler le mystère de Rennes-le-Château... |
| > L'hypothèse du Grand Secret... |
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L’arc de Titus à Rome figure la Menorah (ou Chandelier à sept
branches) des Juifs comme faisant partie du butin ramené à Rome en 70.
Dès le XIXe siècle, certains historiens locaux ont défendu l’idée
que pillée par les Wisigoths la Menorah se serait ensuite retrouvée à
Carcassonne, avant d’être cachée
dans la région. Elle figure ainsi en bonne place dans la liste des
hypothèses émises sur le trésor
de Rennes-le-Château... |
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Depuis les premières rumeurs concernant la découverte d’un trésor par l’abbé Saunière, de nombreuses hypothèses ont été émises quant à la nature de ce trésor. Le premier à donner une définition précise du trésor est Noel Corbu, pour qui le trésor retrouvé serait le trésor de Blanche de Castille. Il dépeignit un trésor colossal qui devait pour longtemps occuper l’imagination des chercheurs. L’hypothèse du trésor de Blanche de Castille fut cependant vite abandonnée pour d’autres pistes plus sérieuses. Parmi ces nouvelles hypothèses, celle du Trésor du temple de Jérusalem occupe une place particulière. Pillé lors du sac de Jérusalem de 70 par les romains, ce trésor fut déposé à Rome avant que la ville ne soit attaquée par les Wisigoths. Ceux-ci ramenèrent alors leur butin à Carcassonne. Puis l’évacuèrent on ne sait où, quand les Francs prirent la cité… Selon plusieurs publications faisant suite à L'Or de Rennes, Rennes-le-Château, ancienne place wisigothe, occuperait un rôle majeur dans cette énigmatique disparition... |
| > La multiplication des hypothèses... |
| Rennes-le-Château aprés l'abbé Saunière... |
| Texte de Christian DOUMERGUE |
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< Un des parchemins qu’aurait retrouvé l’abbé Saunière d’après les allégations de Gérard de Sède. Il fut reproduit comme tel dans son ouvrage. L’original n’a cependant jamais pu être retrouvé, ce qui continue à poser question quant à l’authenticité de cette pièce. Ces doutes n’empêchent cependant pas de nombreux chercheurs d’essayer de déchiffrer ce texte énigmatique... |
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L’Or de Rennes : le premier ouvrage consacré à l’histoire du trésor de l’abbé Saunière... |
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En 1962, dans son ouvrage Trésors du monde, le célèbre chercheur de trésors Robert Charroux consacre un important chapitre à l’affaire de Rennes-le-Château.C’est toutefois en 1967 que paraît le premier véritable livre sur le trésor de Rennes-le-Château : L’Or de Rennes. Publié chez Julliard, l’ouvrage est un succès. Dès l’année suivante, il est réédité en collection de poche, sous le titre Le Trésor maudit de Rennes-le-Château. 60.000 exemplaires sont vendus, suivis de plusieurs autres retirages entre 1971 et 1975 et de nouvelles éditions en format classique. Si ce livre conserve l’idée du trésor, il développe plusieurs éléments qui vont encore épaissir le mystère : l’abbé Saunière aurait découvert des parchemins lors des travaux de l’église et serait allé à Paris les faire déchiffrer. C’est grâce à ces parchemins qu’il aurait ensuite percé le mystère de Rennes-le-Château. L’Or de Rennes signale encore que, lors de son voyage à Paris, l’abbé Saunière aurait rencontré la cantatrice Emma Calvé au sein de sociétés occultistes qu’il fréquenta. Bien que cette rencontre et encore moins la romance prêtée par le livre à ses deux protagonistes n’aient pu être prouvées, de nombreux auteurs les évoquèrent par la suite... |
| > Les premiers livres : vers une renomée internationale du trésor de l'abbé Saunière... |
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< L’Itinéraire en Terre d’Aude de
Jean Girou contient la première mention littéraire retrouvée au trésor
de l’abbé : « À la sortie de Couiza, une route monte vivement
à gauche, c’est le chemin de Rennes-le-Château ; sur l’arrête
du plateau se découpe un décor singulier : des maisons en ruine,
un château féodal délabré surplombent et se confondent avec la
falaise calcaire, puis des villas, des tours à véranda, neuves et
modernes contrastent étrangement avec ces ruines : c’est la
maison d’un curé qui aurait bâti cette demeure somptueuse avec
l’argent d’un trésor trouvé, disent les paysans ! » |
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L’un des trois articles parus dans La Dépêche du Midi en janvier 1956. |
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Bien avant le récit de Noël Corbu, existait la rumeur que l’abbé Saunière avait trouvé un trésor à Rennes-le-Château. La plus ancienne attestation littéraire se trouve dans un texte de Jean Girou publié en 1936 : L’Itinéraire en Terre d’Aude. C’est cependant le récit donné par Noël Corbu à ses clients qui va peu à peu populariser l’histoire du trésor de l’abbé. Notamment parce que Noël Corbu a enjolivé la rumeur, en prêtant à l’abbé une découverte dépassant largement la réalité. En janvier 1956, après avoir rendu visite à Noêl Corbu à Rennes-le-Château, le journaliste Albert Salamon publie une série de trois articles sur le trésor de l’abbé dans La dépêche du Midi. Retenant l’intérêt de beaucoup, ces trois articles vont bientôt conduire à Rennes-le-Château les premiers chercheurs de trésors. De nombreuses fouilles sont alors entreprises, parfois à la dynamite et en dehors de toute règle de sécurité. En 1965, la municipalité est ainsi contrainte d’interdire, par arrêté municipal, toute fouille sur le territoire de la commune... Cette interdiction, encore en vigueur de nos jours, n’a toutefois pas arrêté les plus déterminés. Qui œuvrent, dès lors, dans la clandestinité... |
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Marie
Dénarnaud (à droite) sur une photo prise dans le domaine de l’abbé
en 1935. |
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Noel Corbu montrant un détail énigmatique sur le bas relief de l’autel de l’église de Rennes-le-Château... |
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Panneau originel interdisant les fouilles sur la commune (depuis remplacé
par un nouveau panneau). |